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Les couleurs de l'aube

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“ Plus de pubs s'il vous plaît, je ne viens plus ici ! Merci. ” - mercredi 12 octobre 2011 13:10

Arrêt de la fiction
Merci pour tous vos commentaires qui m'ont fait chaud au coeur, malheureusement, j'arrête ma fiction, qui ne me correspond plus, j'ai grandi et mûri et je l'ai écrite alors que j'avais moins d'expérience en matière d'écriture, aujourd'hui j'ai d'autres blogs qui me tiennent à coeur, mais celui qui me correspond le plus au jour d'aujourd'hui est: Les Quatre Eléments. Alors si tu veux, rejoins-moi, mais les publications seront irrégulières puisque je suis au lycée en L avec une tonne de dissertations à faire. Désolée, je m'étale sur ma vie.... Je suis vraiment désolée de décevoir certaines lectrices mais je ne disparais pas de la plateforme skyrock, bonne nouvelle ! 
Amicalement vôtre, merci de m'avoir suivie !

#Posté le mardi 08 février 2011 16:38

Modifié le mardi 18 octobre 2011 12:44

Chapitre 9

Chapitre 9
 
 
 
Chapitre 9
 
 
Je me réveillai en sursaut. J'immergeai des abîmes du sommeil en inspirant une grande bouffée d'air, comme-ci j'avais été privée d'oxygène. Pour la première fois depuis sa mort, j'avais rêvé de mon père, et son souvenir me parut malaisément perturbant. J'avais une douleur lancinante qui tracassait mon ventre. Une perle salée roula le long de ma joue; mon père avait beau être froid et parfois distant, c'était lui qui m'avait offert la vie et grâce à lui, je n'avais jamais manqué de rien. Un horrible sentiment de honte mêlé au remord me traversa, ça faisait bien trois longues semaines que j'étais arrivée et je n'avais pas pu consacrer une once de mon temps libre pour aller rendre visite à mon défunt père. Elena avait occupé la moindre de mes journées et Damon la moindre de mes pensées. Je me giflai intérieurement en me rappelant que je devais le mettre à l'épreuve et ne rien lui céder. De toute façon, Elena m'avait appris que c'était un homme à femmes et je n'avais vraiment pas besoin de ce genre de relation « polyamour ». Ce côté inlassablement aguicheur me scandalisai, je détestai ce genre d'homme enjôleur, manipulateur et voire misogyne. J'enfermai à double tour le cas Damon dans un coin de ma tête et reportai mon attention sur mon père.
 
Décidée à aller le voir au cimetière, je me levai engourdie de mon lit – manquant de trébucher à cause de tous les bouquins que j'avais feuilleté la veille – et me dirigeai avec mollesse dans ma salle de bain. Sur le trajet, je m'arrêtai devant mon miroir et étouffai un cri d'épouvante en découvrant ma peau plus blafarde que celle d'un mort. Il était aussi vrai que j'avais passé un mauvaise nuit, faisant de l'insomnie la moitié de la soirée. Je me penchai en avant, considérant mon reflet; la pâleur de ma peau faisait ressortir le bleu-gris de mes yeux, « un bien pour un mal », pensai-je. Avec un enthousiasme démesuré, je me glissai sous la douche, impatiente de sentir toute les vertus de l'eau sur ma peau. La réaction fut immédiate. L'apaisement que me procurait la douche était cocasse, mais de simples petits gestes quotidiens tels, avaient l'incroyable capacité à me mettre de bonne humeur. J'avais l'impression que l'eau détendait mes muscles et chassait les bruines du sommeil. Pimpante et toute fraîche, j'achevai de me purifier en brossant mes dents, embaumant mes aisselles avec mon déodorant, peignant mes cheveux et parfumant mon cou de mon eau de toilette. Dans mon dressing, je mis un pull en cachemire et un jean noirs, une veste grise et bigarrée puis mes incontournables Doc Martens, et me couvris avec l'écharpe que ma mère m'avait fabriqué à son cours de crochet : il faisait étrangement froid pour un mois d'octobre, surtout en Virginie.
 
 Quand je sortis dans le couloir, je scrutai méticuleusement la porte de la chambre de Mason, j'avais une irrépréhensible envie d'aller y cogner; pourtant, je savais qu'il ne s'y trouvait pas, il avait prétexté un voyage en Floride pour retrouver une amie qui avait soi-disant des problèmes. Mais je n'étais pas dupe et même Tyler avait compris qu'il s'était éclipsé pour poursuivre les recherches de sa fichue pierre de lune ! Mon c½ur se serra quand je repensai à mon oncle, je souffrais de notre relation égarée et au fond de moi, j'espérais qu'un jour il redevienne mon « tonton » bienveillant. Je souris nerveusement, je me faisais l'effet d'une gamine même si j'étais majeure.
 
 Ma tête encore embaumée par le souvenir de Mason et moi heureux, je pris place dans ma superbe nouvelle voiture : une incroyable Mustang Eleanor de 1967, une merveille que Tyler avait choisi avec Carol comme cadeau de bienvenu. Soudain, je repensai au fait que je n'avais aperçu personne à la maison mais supposât que mon frère dormait encore et que Carol était partie à la mairie, reprenant le flambeau de notre grande lignée de maires de Mystic Falls. Je démarrai ma voiture et celle-ci rugit comme le lion qui sommeillai sous le capot. J'effleurai à peine du pied la pédale de l'accélérateur que la Mustang s'élança vivement et détala l'allée de la maison. Je n'étais pas encore habituée à la vivacité de ma voiture – que j'avais surnommé Eleanor – mais c'est avec fierté que je m'enfonçai dans le bourg de Mystic Falls pour rejoindre la dernière demeure de mon père se trouvant au nord est de la ville.
 
Le décor changea subitement pour laisser place à une immensité verdâtre, le cimetière était totalement immergé dans la forêt, rien de bien rassurant. Je passai le pont et me laissai vaguement distraire par les couleurs limpides de la rivière quand je me rendis compte que la voiture avançait et que je n'avais pas encore atteint l'autre berge. Soufflant sur une mèche rebelle, je garai précautionneusement Eleanor sur le bas-côté et claquai avec retenue la portière. J'entrai avec hésitation dans le cimetière lugubre. Les cryptes semblaient dater de la création même de la ville, toutes en voie de détérioration, l'atmosphère funèbre qui y régnait faisait péniblement rappeler l'ambiance d'un film d'horreur. Néanmoins, pour me rassurer quelque peu, je me forçai à jauger la finesse des sépulcres. Décidément, j'étais vraiment trop angoissée pour m'intéresser à l'architecture des sépultures et des mausolées. Une violente bourrasque glaciale me glaça les sangs et me cingla les joues. Mes yeux versèrent quelques larmes non désirées sous l'assaut du vent tranchant.
 
 Je mis plus d'un quart d'heure à trouver une tombe avec l'inscription « Richard Lockwood - 1963-2010 ». Quand je me retrouvai face à son choit, je ne pus retenir mon chagrin, et j'explosai en sanglot. Je déposai piteusement la plaque funéraire que je tenais fermement dans l'étau de mes doigts depuis 15 minutes. Je lus avec mélancolie les mots inscrits sur mon présent : « Le temps passe mais le souvenir reste ». Je cachai ma tête de mes bras chétifs, prise d'attaque par mes pleurs. Les mots étaient vrais, sauf que je n'avais pas de bons souvenirs de mon père, du moins, j'en avais que très peu. Il avait toujours été trop strict et injuste, mais j'étais prête à tout lui pardonner : jamais il n'avait mérité de trépasser.
 
 -Bonjour, c'est...c'est moi, Eden, chuchotai-je, la gorge nouée.
 
 J'attendis une réponse. Bien sûr, rien ne me fut retourné.
 
 -Je suis désolée de n'être pas venue plus tôt...je suis une fille indigne, avouai-je pathétiquement.
 
 Je resserrai mon écharpe autour de mon cou et ravala ma salive.
 
 -Je t'apporte des nouvelles de maman. Elle est triste. Et...hum, elle a renvoyé Gareth, elle dit qu'on n'a pas besoin de nous comporter comme des riches vantards, un major d'homme ne servait qu'à exposer notre fortune d'après elle; elle veut que l'on retrouve un semblant de vie normal...Mais sans toi, c'est plus pareil, ânonnai-je.
 
 Un bruissement à peine audible me fit couper court à mes geignements. Je tournai vivement la tête et découvris Elena, adossée nonchalamment à une tombe qui n'appartenait pas à ses parents. Son attitude semblait différente. Elle avait ondulé ses cheveux, avait maquillé ses yeux d'un fard obscur impertinent, et ses vêtements osés étaient vraiment vulgaires. Je m'essuyai vivement les joues pour effacer les bribes de mes larmes.
 
 -Salut, bredouillai-je sous les trémolos de ma voix.
-Eden ? me demanda Elena d'une voix méconnaissable.
-Euh, oui c'est moi, tu ne me reconnais pas ou quoi ?

Elle s'avança à grandes embardées et s'arrêta à quelques centimètres de moi. Je reculai sous l'effet de surprise et fronçai les yeux quant à son comportement des plus étranges. Elle me jaugea avec attention, déclenchant ma gêne au passage. Ses yeux plus foncés que d'habitude n'exprimaient rien de perceptible et avec incompréhension, je me laissais absorber par ses prunelles insondables. Un rictus malsain naquit aux creux de ses lèvres pourpres; sa risée ne présageai rien de bon pour moi. Le décor du cimetière ne faisait que renforcer mon anxiété et mon appréhension influentes.

Sauvagement, Elena crocheta mon bras. Ses ongles vernis de noir s'enfoncèrent dans ma chair. Bientôt, cinq marques rougeâtres apparaîtrons sur ma peau. Je poussai un cri, la douleur qui se propagea dans mon avant-bras me déconcerta. Je tentai de repousser les doigts d'Elena avec toute la force dont je pouvais faire preuve, mais celle-ci ne broncha pas d'un pouce. Complètement paniquée, je la suppliai de me lâcher, cependant, elle semblait indifférente à ma requête et continua de torturer mon bras.

Subitement, le noir soutenu de ses iris se dilata pour se propager dans ses iris chocolats et fit entièrement disparaître le blanc de l'½il. Ses yeux étaient noyés d'ébène; pleinement distendues, ses pupilles ne cessaient de s'élargir et de rétrécir jusqu'à presque disparaître pour ensuite remplir l'entité absolue de son ½il. Tantôt nébuleux, tantôt opaques, ses yeux ressemblaient à ceux d'un démon. Je tentai de m'échapper de son emprise diabolique mais ce monstre était doté d'une force surhumaine.

-Tu vas tuer Elena Gilbert, m'ordonna-t-elle, en détachant chacun de ses mots pour qu'il paraissent plus distincts, ce qui me fit frissonner tant la situation était macabre.
-Mais...balbutiai-je, tétanisée par ses yeux lucifériens.

J'étais sûre que le démon devant moi n'était pas Elena, pourtant, elle arborait son visage, même s'il semblait bien dissemblable de celui, innocent et chaleureux de ma meilleure amie.

-Je suis Katherine Pierce, annonça-t-elle, répondant à ma question muette. Alors, tu vas la tuer !

Affolée, je poussai le cri le plus épouvantable que je n'avais jamais entendu. Mes yeux exorbités, tentai d'échapper à ceux sataniques de cette Katherine. Je me débattais comme je le pouvais mais elle me tenait si fermement que je sentis mes muscles craquer sous sa force herculéenne. Je me mis à suffoquer quand je vis ses griffes écarter mon écharpe et se diriger vers le collier qu'Elena m'avait offert -et interdit d'enlever. Quand Katherine posa ses doigts sur le pendentif, une fine fumée se dégagea et un bruit de brûlure se fit entendre. Elle grinça des dents et exporta sa main loin de ma poitrine. Elle me toisa une dernière fois de ses yeux ténébreux, je compris de suite qu'elle me menaçait, son air si machiavélique avait transcendé ses paroles. Puis en une rafale mordante, elle disparut.

Je me relevai et me mis à courir or du cimetière. Je dépassai les vestiges de la vielle église. J'avais l'impression qu'elle me suivait, j'entendais des pas feutrés résonner dans la quiétude angoissante du cimetière. Mes poumons me déchiraient le torse, à bout de souffle, j'ouvris la bouche pour respirer à grandes bouffées. Je ne ralentis pas ma course et quand j'entrevis Eleanor, j'accélérai pour me retrouver enfin dans l'habitacle rassurant de ma Mustang. Je démarrai en trombe et cette fois-ci, j'appuyai de plein pied sur l'accélérateur. Eleanor jaillit or du cimetière et vola par-dessus le pont, je me précipitai dans le bourg peuplé de la ville où il y avait des témoins si jamais Katherine refaisait irruption. J'étouffai un énième cri en prononçant son prénom et sans prémédité je me mis à hurler mon désarroi. Mes plaintes auditives me permettait d'évacuer tous les sanglots que j'avais ravalé un peu plus tôt.

Tout d'un coup, je pilai net en plein dans la rue principal de Mystic Falls. Des automobilistes pulvérisèrent leurs pédales de freins; ils bougonnèrent et m'insultèrent, leurs klaxons retentissaient et cela eut l'étrange effet de me rassurer : je savais que je n'étais pas seule et que j'étais en plein dans le centre-ville. Mais une question persistait : où allais-je aller ? Je n'irai pas chez Bonnie ou Caroline, elles trépasseraient de peur; Matt devait sûrement être à son entraînement intensif de football. Il était irrationnel de me rendre chez Elena, même si je savais que ce n'était pas elle qui avait causé mon traumatisme, j'avais quelques soupçons. La ressemblance entre elle et Katherine frôlait l'esclandre. J'avais encore si peur que j'aurai pu me mettre à hurler en l'apercevant. Il était aussi absurde de me rendre chez moi où Tyler piquait du nez et où j'allais me retrouver seule avec le souvenir maudit de cette diablesse aux yeux infernaux. Après mûre réflexion et remplie d'un désespoir insupportable, je me dirigeai vers la pension des Salvatore.   
 
 
 
 
Chapitre 9
 
 
   
Quand je fus devant le somptueux manoir des Salvatore, je méditai un instant les paroles que j'allai prononcer. Comment leur expliquer ce que j'avais vécu au cimetière. Comment allaient-ils me considérer une fois que je leur aurais appris qu'une dénommée Katherine Pierce, aux yeux démoniaques, ressemblait comme deux gouttes d'eau à Elena ? Je passai la main sur mon visage, lasse de la tournure qu'avaient pris les évènements. La tension qui m'habitait rendait la situation ingérable, je ne savais pas si je devais croire à ce qui c'était passé, j'avais sûrement imaginé tout un scénario vu que le cimetière de Mystic Falls était propice à la folie. Cependant, les cinq marques rouges et enflées trônant sur mon bras me remémoraient bel et bien que j'avais été agressée. Je me demandai aussi pourquoi Katherine convoitait la mort d'Elena. On aurait dit des s½urs jumelles, l'une représentant le bien et l'autre le mal absolu. Je retins mon souffle quelques instants, et si Katherine n'était pas humaine ? J'avais émis l'hypothèse quelle fut un démon, mais cette force satanique était un esprit qui n'avait pas d'enveloppe corporelle. J'écartai donc cette théorie farfelue, quoique, tout me paraissait possible en cet instant. Je me creusais les méninges, cherchant une quelconque explication qui aurait le pouvoir d'atténuer ma détresse, quand quelqu'un frappa subitement sur la vitre d'Eleanor. Je lâchai un cri assourdissant, perçant le calme qui prédominait dans la Mustang. Mon c½ur eut un soubresaut brutal qui me pris au dépourvu. Hésitante et réticente, je tournai lentement la tête pour découvrir le fauteur de trouble. Je m'attendais à voir Katherine vu qu'elle hantait mes pensées depuis au moins une heure et je fus stupéfaite de rencontrer ses beaux yeux bleus, puis je me rappelai que je me trouvai devant sa demeure. Son éternel sourire en coin scotché au coin de ses lèvres, Damon me scrutait d'un air moqueur. Il se releva et fit le tour de ma voiture d'un pas félin pour passer au côté passager. Pendant ce temps, je soufflai un bon coup, passai les mains dans mes cheveux et essuyai du revers de la main les larmes traitresses qui s'étaient écoulées de mes yeux. Il s'assit sur le siège avec grâce, la Mustang n'avait même bougé sous son poids. 
 
-Belle voiture, depuis quand conduis-tu ce genre de bolide ? s'enthousiasma-t-il en m'éblouissant de ses prunelles luisantes.
-Depuis que Carol me l'a offerte, marmonnai-je, monotone.
-Qu'est-ce qui se passe ? me demanda-t-il, reprenant soudain son sérieux.
-Rien, mentis-je, j'ai...passé une mauvaise matinée. 
 
Damon avait perçu mon hésitation, néanmoins je n'avais pas vraiment bluffé, cette maudite journée était la pire de ma vie. Je me permis de le contempler, son beau visage éclipsait les mauvais souvenirs qui trottaient dans ma tête. Je soupirai et laissai éclater au grand jour mon désarroi. Piteusement, les larmes débordèrent sur mes joues, je m'empressais de les essuyer mais les long doigts fins de Damon prirent la relève et caressèrent ma peau, y laissant un sillage brûlant malgré sa peau glacée. 
 
-Ta peau est toujours aussi froide ? quémandai-je, cherchant un sujet de distraction pour oublier l'épisode du cimetière.
-Ne change pas de sujet, m'assena-t-il d'une voix dure. 
 
Son timbre de voix me peina, je ravalai mes sanglots et détournai la tête pour cacher ma mine de zombie. Mon ventre gargouilla et je posai immédiatement mes mains dessus comme pour dissimuler les grondements de celui-ci. Seul Damon parut se préoccuper de mon estomac criant famine. Je rougis de honte, gênée par le bruit déplaisant de mon ventre. 
 
-As-tu mangé ce midi ? s'enquit-il.
-Je n'ai pas eu le temps, avouai-je, je n'ai pas faim.
-Viens à la maison, tu verras je suis un super cuisinier, se vanta-t-il, adoptant une expression taquine.
-Je ne veux pas manger, boudai-je.
-Ok, tu as deux options qui s'offrent à toi. Sois tu viens avec moi, et nous mangeons tous les deux ou sois, tu t'entêtes à rester ici mais tu me racontes tout ce qui s'est passé. 
 
Je fus confrontée à un sérieux dilemme. Je n'avais vraiment pas faim et même si mon estomac me jouait un sale tour, je craignais de ne pas pouvoir ingurgiter le repas de Damon, qu'il fut un bon cuisinier ou pas et de rendre le déjeuner, ce qui causerait assurément ma mort. Et d'un autre côté, je ne voulais pas affronter les moqueries de mon compère quand il apprendrait que j'avais vu le sosie diabolique d'Elena...en fait, je voulais à tout prix éviter d'énoncer à haute voix, ce que je pensais tout bas, c'était déjà bien affreux comme ça. 
 
-Bon, tu as assez réfléchi et l'offre ne tient plus, donc tu me racontes tout et tu viens manger après, m'ordonna-t-il de sa voix séductrice, ce qui me fit flancher quelques secondes.
-Et pourquoi obéirai-je à vos ordres Monsieur Salvatore ? fredonnai-je, adoptant l'accent italien qui me collait à la peau quand je revenais de mes vacances de Montepulciano.
-Car tu m'as rendu mon baiser l'autre jour et que je sais à quel point je te fais de l'effet, chantonna-t-il, rapprochant son visage à quelques modiques centimètres du mien.
-Va a farti un bagno ( "va prendre un bain », insulte italienne" ), attestai-je.
 -Solo se si prendono con me ( "seulement si tu le prends avec moi" ), marmonna-t-il, frôlant presque mes lèvres. 
 
Je détournai la tête, déboussolée par son regard de braise. Damon étouffa un rire, il avait la preuve qu'il avait une totale emprise sur moi, et il savait jouer de la situation. La colère monta en moi quand je me souvins qu'il ne s'intéressait pas à moi et qu'il me voyait comme un simple jouet. Toutefois, quelques signes dans son attitude me prouvaient qu'il était sincère et qu'il n'était pas si prévenant avec toutes ses conquêtes. Je m'accrochai à ce morceau de mon esprit, espérant que mes songes se révèlent vrais. 
 
-Raconte, me supplia-t-il si bien que je me mordis les lèvres pour ne pas tout lui déballer.
-Dans le cimetière, j'ai fais une mauvaise rencontre.
-Un jeune voyou, affirma-t-il d'une voix rauque qui me désarçonna.
-Non, une...femme, bredouillai-je.
-Que voulait-elle ? 
 
J'eus l'impression que le bleu ciel de ses yeux se liquéfia. Je n'avais pas fais attention à ses mains qui agrippaient les pans de son jean foncé. Il s'était soudainement crispé, ce qui attisa mes soupçons, mais je poursuivis en examinant sa réaction du coin de l'½il. Finalement, Damon pourrait peut être croire en mon récit puisque d'après Elena, il était branché direct sur la chaîne surnaturelle. 
 
-La mort d'Elena, annonçai-je sinistrement, ce qui jeta un froid dans la voiture.
-Pardon ?
-Une certaine Katherine Pierce est... 
 
Mais je ne continuai pas. Damon s'était figé, les yeux exorbités. Il scrutait la façade de la maison à travers le pare-brise sans vraiment la voir. Ses mains s'étaient resserrées sur son jean, crochetant et presque déchirant le tissu. Les jointures de ses doigts devinrent encore plus blêmes que d'ordinaire, j'avais cru qu'il ne pouvait pas être plus livide qu'il ne l'était déjà, mais j'avais tord. Son teint devint presque transparent, sa respiration – que je n'entendais jamais – devint tout-à-coup bruyante. Son torse se souleva sous les assaut de sa subite colère qui affluait. Je posai une main sur sa poitrine - appréciant au passage la musculature de son pectoraux -, essayant comme je le pouvais de le calmer. 
 
-Ça va ? chuchotai-je.
-Allons-y, déclara-t-il, clôturant la discussion. 
 
Je ne bronchai pas, devinant que Damon n'avait pas besoin d'entendre tout mon récit pour conclure cette histoire au clair. Il sortit de la voiture, claquant la portière et s'approcha de moi. Il saisit ma main avidement et m'encercla de son autre bras vacant pour me coller contre son torse marmoréen. Je me laissais faire. La forêt environnante faisait bouillonner mon sang et déclenchait des fragments de visions relatant ces yeux dilatés. Frissonnante, je me lovai contre la poitrine de Damon, il finit par m'enlacer complètement dans ses bras. Je me sentis en sécurité dans l'étau de ses muscles, malgré le froid de sa peau, son contact m'embrasait. Je levai des yeux timides sur son visage concentré. Il scrutai la lisière de la forêt comme voyant au delà des murs que créaient les arbres. Il paraissait flairer l'air et humer les odeurs ambiantes. Je l'admirai, contemplant le merveilleux spectacle que me procurait son expression vigilante. Observateur et attentif, Damon captait le moindre des sons que je n'entendais pas. J'étais si obnubilée par sa beauté que je ne me rendis pas de suite compte que ce n'était pas normal qu'il soit si absorbé par de simples arbres, il n'était pas non plus normal de flairer, du moins, pas pour un humain. Je notai ceci dans un coin de ma tête pour y songer plus tard, quand je ne serais pas subjuguée par Damon.
 
Possessif, il me serra un peu plus contre lui pour m'entrainer au chaud, à l'intérieur de la pension. Comme lors de ma précédente visite, je fus sidérée par la splendeur et la somptuosité de la maison. Je me détachai de lui pour aller inspecter le magnifique miroir qui se dressai sur un mur du couloir. C'était indéniablement une pièce que l'on ne pouvait que remarquer, pourtant, je la découvris pour la première fois. Effleurant les enjolivures argentées de mes doigts tremblants, je ne remarquai pas Damon qui apparut derrière moi, une veste de jean noire entre les mains. Il la déposa délicatement sur mes épaules, caressant au passage mes bras. 
 
-Pour que tu n'attrapes pas froid, se justifia-t-il. 
 
Je fus déroutée quelque peu par son geste. Il ne semblait pas être une personne soucieuse de la santé d'autrui . Je me surpris à être heureuse qu'il le fut avec moi. 
 
-Oh, ne t'inquiète pas, j'ai déjà une veste et la cheminée chauffe bien la maison, contrai-je, pourtant, je gardai le blouson sur moi. 
 
Je m'enivrai de l'odeur envoûtante qui émanait du vêtement, je fermai un instant les yeux pour apprécier les douces veloutes. Ouvrant les paupières, je suivis Damon qui entrait dans le salon. Je m'assis devant la cheminée et profitai des fumets brûlant pour me revivifier. Il revint avec deux verres remplis d'alcool. Il m'en tendis un et je le bus d'une traite, ne prêtant pas attention à la vive chaleur que me procurait le Whisky. 
 
-Alcoolique, m'accusa-t-il.
-Hey ! J'avais besoin d'un petit_i remontant.
-Je suis le seul remontant efficace dans cette pièce, m'asticota-t-il.
-Je suis sûre que le Whisky sera efficace.
-C'est du bourbon, me corrigea-t-il, le Whisky c'est de la pacotille à côté. 
 
Je déglutis en repensant à la façon dont je m'étais administré l'alcool le plus corsé qui devait exister.Des vapeurs de chaleur enveloppèrent mon visage, déclenchant quelques vertiges quant aux vêtements en trop que je portais. Je me débarrassai – à contre c½ur – de la veste de Damon, de mon blouson aussi et de mon écharpe. 
 
-Tu la connais ? quémandai-je, envieuse de connaître les relations que Katherine et Damon entretenaient.
-Qui ? bougonna-t-il, essayant de retarder l'échéance.
-Ne joue pas l'idiot, tu sais très bien de qui je parle !
-Nous devrions manger je crois.
-Damon ! Assis-toi, je ne veux pas manger, je n'ai pas faim et arrête de changer de sujet ! m'écriai-je.
-Je ne change pas de sujet, c'était une des options que je t'avais proposées.
-Imposées ! rectifiai-je, aller, raconte ce que tu veux éviter de me raconter.
-Bien...(sa mine déconfite me transperça le c½ur) j'ai connu Katherine il y a très longtemps (un sourire désespéré naquit au creux de ses lèvres). Je suis tombé amoureux d'elle et elle m'a brisé le c½ur. 
 
Je fus désarçonnée suite à cette déclaration. Je me demandai comment Damon avait pu tomber sous le charme de cette incube. Peut être avait-elle le pouvoir de charmer avec ses yeux impétueux ? Ma réaction me surpris le plus. Mon c½ur se mit à ralentir brusquement, comme si une partie de moi s'était évaporée. Je déglutis difficilement, digérant avec mal la nouvelle. Je pinçai les lèvres rien qu'à l'idée de voir un Damon épris d'un démon....Damon...démon, je n'avais pas encore fait attention à la ressemblance de son prénom et de ce mot plus que dévalorisant. Encore une fois, j'enfermai cette information à clef dans un coin distinct de ma tête. 
 
-As-tu remarqué à quel point elle ressemble à Elena ?
-Oui ! Et je n'ai jamais compris pourquoi, souffla-t-il soudain lointain dans ses pensées.
-J'ai émis l'hypothèse quelles soient jumelles, exposai-je, pourtant incertaine de ma proposition.
-Non ! Katherine est...née bien avant Elena ! 
 
J'eus l'horrible impression que Damon me cachât quelque chose. Tout dans son attitude oscillante me révélait qu'il en savait bien plus qu'il ne voulait le dire. Je fus déçue qu'il ne m'apprit pas tout, mais il valait mieux surement que je ne sache pas tout. 
 
-Et tu sais pourquoi elle veut...sa mort, les mots s'étranglèrent dans ma bouche.
-Je ne pense pas que tu doives l'entendre...marmonna-t-il.
-Cesse d'être si...précautionneux avec moi, je peux encaisser les coups durs, assurai-je.
-Bien, comme tu veux. Il y a eu un triangle amoureux il y a longtemps entre Stefan, Katherine et moi. Mon frère et moi nous disputions ses faveurs. Mais elle a disparu, comme ça, et j'ai cherché à la retrouver, puis elle a réapparu soudain un jour, et cette garce m'a avoué qu'elle a toujours aimé Stefan. Je suis sûre qu'elle cherche à éliminer Elena pour le reconquérir. 
 
Aller jusqu'à vouloir tuer une personne pour recouvrer l'amour de quelqu'un, c'est une mesure assez draconienne ! Cette Katherine doit être du genre zélé ! Ce me qui dégouta le plus fut que Stefan sortait sûrement avec ma meilleure amie pour son étrange ressemblance avec cette folle. L'autre s'était évaporée, alors en attendant, il s'est dit « tiens, je vais faire joujou avec celle-ci qui ressemble tant à Katherine ! ». Cette perspective me donnait l'envie de dégurgiter. Stefan baissa subitement en flèche dans mon estime. Il y avait quand même quelques points qui n'étaient pas clairs. 
 
-Ton histoire semble bâclée, je suis sûre qu'elle est plus complexe que ça, doutai-je.
-Elle est effectivement plus complexe que ça, mais je n'ai pas envie de ressasser mon passé. Je vis dans le présent et tu es symboliquement mon présent.
-Attends ! m'efforçai-je de dire, essayant de ne pas prêter attention à ses dernières paroles, as-tu remarqué ses yeux ?
-Oui, ils sont marrons...pourquoi, tergiversa Damon, fronçant les sourcils.
-Non, je veux dire, as-tu remarquer la façon dont ses yeux changent de forme, ses pupilles se dilatent et ils deviennent noir d'encre ! m'emportai-je.
-Oui, soupira-t-il, j'ai remarqué.
-As-tu une théorie à me proposer? Sincèrement, c'est pas normal ce...truc !
-C'est un vampire; affirma-t-il en un souffle que j'eus peine à entendre. 
 
J'aurai bien voulu voir ma tête. Ma bouche était si ouverte que j'aurai pu gober les mouches. Je n'avais pas pensé aux vampires et vu que Damon était un expert en la matière, je ne pouvais que le croire, même si j'avais du mal. Soudainement, un froid glacial flotta dans l'air, déclenchant mes frissons. Je savais pourtant que la pièce étouffai avec la cheminée...je frissonnais de peur. 
 
-Tu ne crois pas que c'est un peu trop...hum, je veux dire, les vampires n'existent pas, hein ? C'est une légende, essayai-je de me rassurer.
-Oh non ! s'exclama-t-il, Katherine n'est pas le seul vampire en ville. 
 
J'essayai de trouver le sens caché de ses paroles quand soudain, la vérité m'éclata en pleine face. J'avais un vampire juste devant mes yeux...   
 
 
 
Bonjour ou bonsoir cher lecteurs.
Je ne vais pas m'éterniser sur le mot de la fin.
Que pensez vous de cette deuxième partie ?
Je vous demande donc d'atteindre les 80 commentaires, please !
Avec toute mon amitié,
Ϩʊɲɳɣ ɷ ← (ça ressemble à des fesses)
 
 
  

#Posté le vendredi 11 février 2011 16:34

Modifié le jeudi 24 février 2011 18:22

Chapitre 10

Chapitre 10
 
 
 
 
La première chose qui me vint en tête fut que j'avais embrassé un vampire, que ses crocs avaient frôlés mes lèvres, que je m'étais offerte à lui alors qu'il me considérait sûrement comme un casse-croûte. Mon c½ur s'affola, ma respiration s'accéléra et mes mains, qui étaient prisonnières de celles de Damon, devinrent moites. J'aurai du fuir, partir en courant, même j'étais comme paralysée, mes membres ne répondaient plus. J'étais fichue. 
 
-Tu sais ce que je suis, certifia-t-il, les lèvres pincées.
-Oui, balbutiai-je, ne pouvant prononcer rien d'autre tant ma gorge fut serrée.
-Tu ne t'enfuis pas ? s'étonna-t-il.
-J'essaye de me convaincre que tu es aussi inoffensif qu'Edward Cullen, marmonnai-je.
-Je n'ai rien en commun avec ce personnage fictif. Les vampires réels n'ont rien en commun avec l'univers que l'auteur à créé.
-Explique-moi, alors.
-Tu es sûre que tu vas tenir le choc ?
-Je ne sais pas, essayons toujours, marmonnai-je d'une voix fluette. 
 
Damon respira un bon – même si je supposais qu'il n'en avait pas besoin – et partit dans un long monologue dans le but de m'expliquer ce qu'était un vampire. J'avais appris la façon de devenir un vampire, comment ils vivaient, si les légendes (eau bénite, croix, cercueil, soleil...) étaient vraies et son régime alimentaire... 
 
-De quoi te nourris-tu ? quémandai-je, prête à bondir sur mes pieds au moindre faux pas. 
 
Il me toisa comme si j'étais une demeurée. Je m'assenais une légère tape sur l'épaule comme pour me donner le courage d'encaisser toutes les explications de Damon. J'engloutis mes peurs au fond de moi et les laisserai ressortir une fois que je me sentirais en sécurité, or, je ne cessai de me dire que je pouvais mourir d'une seconde à l'autre. 
 
-De sang, se sentit-il obligé de rajouter. De sang humain.
-Tu vas me tuer ? gémis-je, reculant machinalement.
-Non, répondit-il d'une façon neutre qui me choqua, je n'arrive pas à l'expliquer mais tu comptes à mes yeux. Comme Elena, jamais je ne pourrai vous faire du mal.
-Tu tues des gens, invoquai-je, les larmes aux yeux.
-Je tuais; j'ai ôté la vie à beaucoup de personnes, mais plus maintenant.
-J'en peux plus ! 
 
Je me mis debout à la hâte, espérant pouvoir m'échapper indemne. Je commençai à courir, laissant l'eau rouler sur mes joues. Cette journée n'aurait jamais du venir bousculer mon quotidien, j'avais l'impression que tout s'écroulait autour moi, que mes repères avaient disparus et que jamais je pourrai recouvrer un semblant de vie normal. J'étais au courant de beaucoup trop de choses, je suis faible et lâche, jamais je n'aurai du être impliquée dans des histoires d'ordre surnaturel.
 
La porte d'entrée était juste devant moi, lorsque je commençai à croire que je pourrai m'échapper de cet enfer, Damon apparut devant moi, me bloquant le passage. Un cri d'effroi retentit dans le silence macabre de la pension et malgré moi, je vis toute ma vie défiler devant mes yeux. 
 
-Où vas-tu comme ça, tu es trop bouleversée pour conduire.
-J'ai trop peur pour rester, sanglotai-je.
-Eden, je ne te ferai aucun mal, je t'aurais déjà tuée si j'avais de mauvaises intentions. 
 
Attends ! C'était censé me réconforter ça ? Ses mots eurent l'effet inverse sur moi. Je me mis à trembler sous la vélocité de mes pleurs. Je regrettai aussitôt de m'être laisser séduite par ce vampire aux yeux mystérieux. 
 
-Damon, tu me fais flipper, avouai-je, laisse moi m'en aller. 
 
Au lieu de cela, il s'approcha de moi et m'enlaça. Sa peau de glace ne me brûla pas cette fois-ci, j'eus même l'impression qu'elle me gela. Ses bras autour de mes épaules fragiles me compressèrent, je jaugeai la force incroyable qui l'habitait. Désormais, je me rendis compte du risque que j'encourais. J'essayai de me débattre en vain, il était bien trop fort pour moi. Il me serrait si fermement, que m'avoir dans ses bras semblait pour lui un besoin. 
 
-Ne m'abandonne pas toi aussi, souffla-t-il, frôlant ma chevelure de ses lèvres. 
 
Je ne pouvais pas répondre à sa requête puisque mon seul et unique souhait en cet instant était de me retrouver le plus loin possible de lui. Je n'osais pas le vexer de peur qu'il me tuât sous une impulsion. Cette histoire de triangle amoureux me revint soudain en tête, j'en déduis qu'il avait du souffrir à cause de Katherine. Subitement, l'évocation de cette diablesse me rappela son visage qui était identique à celui d'Elena. L'histoire s'était-elle répétée, Damon était-il tombé amoureux de ma meilleure amie ? 
 
-Elena...chuchotai-je, comprenant qu'elle avait sur le dos trois vampires.
-Pourquoi parles-tu d'elle ? me questionna Damon, se détachant enfin de moi.
-Tu l'aimes ? le cinglai-je, peu attentive quant aux dangers qui me traquaient. 
 
Ma question le retourna. Ses yeux dévièrent sur n'importe quoi d'autre qui ne fut pas moi. Il réfléchit pendant une bonne vingtaine de minutes, cherchant une repartie adéquate. Je n'eus pas besoin qu'il me réponde, j'avais clairement compris tout son stratagème. Il espérait me séduire afin de rendre jalouse Elena. En sortant avec sa meilleure amie, il voulait la conquérir. Cette fois-ci, se fut des larmes de colère qui s'étalèrent sur mon visage. 
 
-C'est quoi ce bordel ! Vous ne pouvez pas la laisser tranquille, elle ne mérite pas d'être impliquée dans vos histoires de c½ur ! m'écriai-je, furax après le vampire (quelle ironie du sort !)
-Attends, ce n'est pas ce que tu crois, je l'ai aimée, je l'avoue mais je t'ai trouvée et je n'arrive pas à expliquer pourquoi tu es si importante pour moi, se justifia-t-il.
-C'est ça ! Et tu l'as sorti à toutes les victimes que tu as tuées ? rétorquai-je sèchement.
-Non ! Eden, ça suffit ! s'emporta-t-il. 
 
Je ne poursuivis pas, me remémorant sa véritable nature. J'étais blessée en plein c½ur. J'avais mal de m'être fait bernée et le pire fut que j'étais jalouse d'Elena et de l'attention que Damon lui portait. J'étais assez bête pour le trouver encore beau et de désirer sentir sa bouche contre la mienne, même si ses redoutables canines se cachaient derrière. J'eus l'outrageux sentiments que je n'étais qu'un appas visant à amorcer la vraie proie. 
 
-Comment pourrais-je te faire confiance, après tout ce que tu m'as caché et tout ce que tu me caches encore ? me plaignis-je.
-Je ne sais pas comment te prouver mes vrais sentiments. Je ne veux pas te blesser Eden, mais tu dois accepter mon passé si tu veux que ça marche toi et moi.
-Il n'y plus de « toi et moi ». Tu as outrepassé cette fonction lorsque tu m'as appris ta vraie nature. Les humains ne fricotent pas avec les vampires, déclarai-je d'une voix que je voulais ferme. 
 
Reniflant tristement, je contournai un Damon pantois pour m'exiler de sa demeure. Mes jambes flageolantes eurent du mal à me porter jusqu'à Eleanor. Je démarrai en trombe, désireuse de m'en aller loin de la pension. Mon pied percuta l'accélérateur et la férocité de la Mustang ne put me surprendre cette fois-ci. J'étais trop secouée pour faire attention à la route, cependant je me dirigeai vers la nationale pour me rendre à Richemond qui se trouvait à deux heures et demi de route. Je voulais fuir mes soucis en grande lâche que j'étais. Oublier était le seul remède contre mes blessures mais je savais qu'il me fallait du temps, beaucoup de temps, car même si je ne voulais pas me l'avouer, j'avais le c½ur brisé parce que j'étais irréversiblement amoureuse de Damon.    
 
 
Bonjour ou bonsoir mordues de Vampire Diaries !
Bon, je vous demande comme toujours votre avis, même si le mien est négatif car je suis très déçue par le travail que j'ai fourni, je suis insatisfaite, je ne sais pas, je trouve qu'il manque quelque chose mais ça m'échappe.
En attendant de trouver ce fichu truc qui me fuis, je vous demande 40 commentaires pour la suite qui j'espère sera meilleure pour vous et pour moi.
Amicalement.
Sunny

#Posté le jeudi 24 février 2011 18:26

Modifié le jeudi 24 février 2011 18:37

Chapitre 11

 Chapitre 11 

Point de vue de Damon Salvatore :
 
Eden avait décampé environ une heure et demi plus tôt. J'arrachais les pages de mon journal depuis qu'elle s'était enfuie. J'avais examiné chaque ligne que j'avais noircie, analysé chaque phrase que j'avais rédigée, et décomposé chaque mot que j'avais écrit. Une certaine phrase rôdait dans ma tête depuis un bon bout de temps :
 
« Mais Eden...oh Eden, elle est comme un ange tombé du ciel ou un démon survenu de l'enfer...de mon enfer, une divine diablesse venue pour me faire succomber au suprême fruit défendu...c'est à dire elle-même ! »

Comment pouvez-t-on être aussi cucul ? Sérieusement c'était tellement mièvre qu'une soudaine hilarité me saisit. Je ne pouvais m'empêcher de rire quant à l'absurdité de la situation : je suis la seule créature pouvant être accablé d'être diabolique, certainement pas Eden, elle est trop innocente pour être comparée à une diablesse...elle est si belle, si pure, si...
Comment puis-je être aussi sot ? Je m'étais laissé endoctriné par son charme. Étrangement, cette fille avait la capacité de me séduire, or aucune humaine jusqu'à maintenant n'avait réussi à me hâbler – sauf peut-être Elena, mais c'est un cas à part. Eden me fascinait, et je n'arrivais pas à expliquer ce...phénomène. Une part en elle m'attirait et m'enivrait, comme si elle était devenue mon seul point de gravité, or j'étais un être libre et indépendant et cette sensation d'être uni à cette fille me rendait complètement fou.
 
Absorbant les dernières gouttes de ma bouteille de bourbon, je jetai aux flammes le bouquin, gâchant ainsi le revêtement en cuir bistre que Stefan m'avait alloué pour protéger mon « journal intime ». Par ailleurs, je me souviens avoir lu que je voulais sauver cette infime part d'« humanité » enfouie en moi, et que je voulais aussi me réconcilier avec mon frère, or ces deux alternatives n'étaient en aucun cas possibles : je tue et je tuerai jusqu'à temps que l'on m'élimine, c'est dans ma nature, c'est pourquoi je suis fais, je ne peux plus m'en détourner, j'ai gaspillé trop de vies sur un coup de tête pour m'extirper de ces remords qui m'accablent chaque maudit jour. Je suis un damné, c'est irrévocable. Deuxièmement, je hais Stefan. Dès que je le vois, j'ai cette envie de le trucider qui me tenaille. Savoir que c'est lui que Katherine aime m'est insupportable, non que j'affectionne encore cette garce mais il a su la conquérir, et savoir qu'il m'a dérobé celle pour qui j'aurais donné ma vie me remplit de haine. C'est à cause de lui que je suis devenu vampire, c'est à cause de lui que je suis mort, c'est à cause de lui que j'ai tué tant d'innocents. Je n'ai plus d'âme, je suis condamné à supporter ces tourments jusqu'à la fin...oh bien sûr que non, je suis immortel...jamais je n'aurai de répit, toutes ses vies, je les ais sur la conscience, bien que l'on me croit dénué de toute compassion.
La porte d'entrée claqua, une odeur de sang envahit la pièce. Ma gorge me brûla instantanément et ce feu familier éveilla ma soif. Instinctivement, mes crocs pointèrent, des veines se tuméfièrent autour de mes yeux devenus cramoisis et mes prunelles bestiales fixèrent l'arche sous lequel Stefan apparut, une silhouette aux cheveux couleur miel gisant aux creux de ses bras. Involontairement, un râle féroce s'échappa de mes entrailles.
Stefan leva ses yeux vers moi, la même teinte églantine coulait autours de ses iris, liquéfiant quiconque oserait affronter son regard. Ses crocs dévoilés et ses lèvres tremblantes, il luttait contre l'envie de goûter à ce breuvage aguicheur.
Frénétiquement, je m'approchai de la victime.
 
Je faillis m'étrangler en découvrant le visage parsemé de taillades profondes d'Eden. Cette dernière respirait si faiblement que moi-même j'eus du mal à percevoir son souffle. Son c½ur ratait plusieurs battements et son sang s'écoulait en abondance de ses plaies. Je regrettai immédiatement de l'avoir laissé partir seule, évidemment, j'aurais du la suivre mais cet énième rejet m'avait affecté de nouveau.
-Qu'est-ce que tu lui as fait ! m'époumonai-je en arrachant Eden des bras de Stefan.
-Rien ! Elle a eu un accident à Charlottesville, se défendit-il.
-À Charlottesville ? Qu'est-ce qu'elle faisait là-bas ?
-Elle allait à Richmond, il lui restait une heure de route alors elle en a profité pour appeler Elena, et au téléphone, on a entendu l'impact.
-Elle a percuté une voiture ? quémandai-je en caressant les cheveux d'Eden.
-Non, déglutit-il, un camion l'a heurtée.
Elle gémit et mon c½ur mort se serra. Sur le moment, le sang ne fut pas le plus grave problème pour moi, j'avais tellement envie de la voir survivre que l'odeur ne me titillait presque plus. Cependant, Stefan luttait. Il était sevré de sang humain et supporter cet arôme tentateur était pour lui un vrai supplice.
-Tu peux y aller, je vais m'en charger.
Il disparut aussitôt. Je couchai Eden sur la banquette en cuir noir du salon. Les regrets m'assaillirent derechef. Comment j'avais pu être aussi inconscient, elle venait d'apprendre que les vampires existaient et j'étais tellement orgueilleux que je n'avais même pas eu l'idée de la suivre. Je n'arriverais pas à assumer et à endosser sa mort, cette fois-ci, ça pèserait plus lourd sur mes épaules, et je me sentais trop chétif pour encaisser sa perte. Comme je lui avais avoué plus tôt et même si c'était allé assez vite, Eden comptait pour moi d'une façon incommensurable.
-Damon...
Ses doigts frêles vinrent effleurer mon visage. Au lieu de me glacer les sangs, ce contact eu l'effet inverse, une décharge électrique se déversa en moi et inhala les moindres de mes sens. Je compris d'emblée pourquoi depuis que je l'avais rencontrée Eden était si chère à mes yeux, pourquoi je ne pensais qu'à elle, pourquoi Katherine et même Elena semblaient si insignifiantes maintenant, c'était indéniable, j'étais tombé amoureux d'elle.
-Je suis là, marmonnai-je.
-J'ai mal, se plaignit-elle.
Portant mon poignet à ma bouche, j'entaillai ma peau de mes dents acérés. Un léger picotement parcouru mon avant-bras puis j'entrouvris les lèvres d'Eden de deux doigts, appréciant au passage la délicatesse et l'onctuosité de ces dernières. Quand sa langue se balada sur mon poignet, la même décharge que précédemment me foudroya. Cette chaleur était bizarrement agréable, j'y prenais même goût. Ressentant les trémolo que me procurait mon sang se transvidant dans la bouche d'Eden, je fermai les yeux, attendant qu'elle se rétablisse. Ce fut seulement quand je sentis ses lèvres quitter ma peau que j'ouvris les paupières. Elle était assise en tailleur, les yeux perdus dans le vague. Ses plaies venaient juste de cicatriser, son sang imbibait toujours ses vêtements.
-J'ai bu ton sang ?
Ce ne fut pas réellement une question mais plutôt une affirmation. Eden crocheta le pendentif qu'Elena lui avait offert. Elle savait sûrement qu'il avait la capacité de repousser les vampires...du moins, les empêcher d'exercer leur pouvoir sur elle. J'avais l'impression qu'elle ne le lâcherait plus jamais et qu'elle en était dépendante. J'avais aussi l'impression qu'elle espérait qu'il me repousserait. Elle avait peur de moi, c'était évident. Sur ses traits, l'affolement et l'inquiétude dominaient. Je fus un instant peiné mais je ne pouvais pas lui en vouloir, après tout, avoir peur d'une créature suceuse de sang était tout à fait légitime.
-Comment vas-tu ? soufflai-je pour ne pas l'effrayer.
-Bien...je crois.
Elle n'avais pas lâché son collier.
-C'est toi qui m'a sauvée ? repris-t-elle, une lueur d'espoir naissant aux creux de ses prunelles.
-C'est Stefan.
-Mais c'est toi qui m'a donné ton sang, donc, c'est toi qui m'a sauvée.
Je ne compris pas cet entêtement. Qu'est-ce que ça changeait si c'était moi ou mon frère qui l'avait sauvée ? Le principal c'est qu'elle était saine et sauve.
Je me fis violence pour ne pas l'embrasser, mais la ferveur de mon soulagement l'emporta sur ma raison. J'englobai frénétiquement ses lèvres. Ma main droite agrippa ses fines hanches et mes doigts vinrent choyer sa joue. Enfermée dans l'étau de mes bras, Eden ne pouvait pas s'échapper cette fois-ci. Seulement, au lieu de se débattre comme je l'imaginais, elle crocheta les cheveux tombant dans ma nuque et me rendit mon baiser avec une passion qui frisait la brutalité. Ses mains, se firent timides tandis que les miennes plus entreprenante, soulevèrent son t-shirt et vinrent triturer sa peau délicate. Elle frissonna quand elle sentit la froideur de mes mains mais raffermit sa prise autour de mon cou.
Soudain, l'odeur de son vêtement imprégné de son sang attaqua mes narines. En un geste un peu trop vif, je la repoussai à l'extrémité du sofa. Ébahie, elle toisa mon visage, mes yeux et ma bouche. Quand je passai une main entre mes lèvres, mes crocs avaient déjà poussés. Horrifiée, Eden se raccrocha tant qu'elle le pouvait à son collier.
-Je n'ai pas peur de toi. Tu ne me feras aucun mal, n'est-ce pas ?
J'avais conscience qu'elle essayait de se convaincre et qu'elle réfrénait une subite envie de fuir. Aussi, j'attrapai sa main et en baisa les jointures. Ses doigts vinrent caresser les veines sous mes yeux. Une chaleur enivrante s'accapara de tout mon corps. Je me laissai bercer par la tendresse de ses gestes.
-Jamais, je te le promets, répondis-je.
Elle s'avança prudemment. La douleur s'estompa quelque peu quand je retins ma respiration. Mes canines disparurent à leur tour, et le visage d'Eden s'apaisa soudain. Méfiante, elle se posa sur mes genoux et appuya sa tête contre mon torse.
« Tant que tu retiens ta respiration, ça va aller....Tant que tu retiens ta respiration, ça va aller... »
Je m'encourageai mentalement. J'avais quelque peu du mal à tenir quant à cette proximité et Eden ne s'était toujours pas rendu compte que ses vêtements étaient parsemés de tâches rougeâtres...À moins qu'elle essayait de me tester, de voir si je tenais vraiment à elle, si je lui ferais un jour du mal. Je me demandai aussi si elle avait un quelconque instinct de survie : tenter un vampire avec du sang relevait de la folie ! Quoi qu'il en soit, si surmonter ce calvaire me permettait de gagner sa confiance, j'aurais pu me baigner dans une mare de sang s'il le fallait. Cette dévotion me surprit, jamais je n'avais autant affectionné un mortel, or une partie de moi voulait croire qu'Eden Lockwood n'était pas qu'une simple humaine, elle était bien plus que ça.
J'entendis des roues grincer sur l'asphalte, je reconnus aussitôt le 4x4 d'Elena. Cette dernière fracassa la porte d'entrée et plongea dans le salon. Entre-temps, j'avais déposé Eden à côté de moi, je n'avais pas envie qu'Elena nous découvre dans notre précédente posture.
 
Eden n'eut pas le temps de broncher que sa meilleure amie sauta dans ses bras. Elle étouffa un cri, je savais que cette ressemblance avec Katherine la choquait, c'est pourquoi je lui fis un clin d'½il pour lui confirmer qu'elle était hors de danger. Elle entoura Elena de ses bras et enfouit sa tête dans ses épaules.
-Viens Eden, on va laver ses vêtements à l'eau de javel, décréta Elena en entraînant son amie vers l'escalier.
-Mais je n'ai rien à me mettre.
-J'ai pratiquement déménagé ici, j'ai plein d'affaires dans la chambre de Stefan, viens.
Je remerciai intérieurement Elena d'avoir obligé Eden à changer de vêtements. Le sang commençait à me monter à la tête.
 
 
Bonjour, bonsoir !
Alors il y a eu quelques commentaires impatients quant à l'attente de ce chapitre 11.
Cependant, le voici enfin !
Bon que dire sur ce chapitre à part : désolée ! Je trouve que pour le point de vue de Damon j'ai vraiment raté ! J'espèrais vous pondre quelque chose de meilleure qualitée mais je dois avouer que je suis exténuée et que j'ai du mal à écrire, néanmoins, le prochain chapitre sera plus riche en rebondissement puisque nous aurons le droit à du Mason !
Donc comme d'habitude c'est le même toutim, c'est 40 commentaires pour la suite, voilà !
Amicalement vôtre,
Sunny

#Posté le lundi 21 mars 2011 15:21

Modifié le lundi 21 mars 2011 15:32

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